Jamais vieil adage de Pascal n'aura paru autant d'actualité à Samadet ; En cause l' indulto de "Jalado".

Parce que cet indulto fait couler beaucoup de salive et d'encre de la part des spectateurs, (aficionados ou simples intéressés), chroniqueurs, blogueurs ou "forumeurs". Pour ma part, je pense que la parole devrait être celle de ceux qui y étaient, beaucoup plus que celle de ceux qui ont "entendu dire".

Le hasard (ou la chance) a voulu que je me retrouve dans le callejon à côté de Ricardo Gallardo, dans le burladero, son épouse et le président de la plaza de Bilbao Matias Gonzales. Ce qui me permet de reprendre quelques infos : Ricardo Gallardo n'était pas contre l' indulto, comme cela a été dit par certains, il a simplement demandé à Juan Leal de temporiser, sa femme elle agitait le mouchoir et Matias que l' on ne peut taxer de largesse (beaucoup plus sympa que son image présidentielle finalement) a aussi ajouté son mouchoir s'est réjoui de cet indulto : Voir les images sur ma vidéo, dont extraits ci-dessous

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Toujours en revoyant les rushes des images, il semble que le mouvement soit parti des gradins dans le coin droit face à la présidence (Peut-être là où se trouvait les supporters venus en car d' Arles ???), avant de s'étendre à toutes les parties de l'arène.

Venons en à l' indulto lui-même : Etait il justifié, oui ou non ? A la lettre peut-être pas, car si le toro a été bon au deuxième tiers poursuivant aux banderilles et incontestablement immensément noble au 3ème tiers, il n'a pris qu' une pique et a t'il pu ainsi montrer une bravoure suffisante tel qu' indiqué dans le règlement.. C'est là que la question se pose....... Oui, mais répondront les pro-indulto, Samadet, malgré la remarquable novillada organisée présentée, n'est ni Arles (grâce d'un Garcigrande il y a 2 ans), ni Mont de Marsan (grâce d' un Fuente Ymbro l'an drenier). Et il n'est nullement obligatoire d y avoir 2 piques. Le président a assumé le changement, sans contradiction avec le règlement, de même qu' il a répondu à une pétition largement majoritaire (mais non unanime) du public demandant l' indulto.

Voilà pour la raison, parlons du coeur :

La corrida doit avant tout donner de l'émotion aux gens qui sont sur les gradins. Et l' émotion lors de la faena de ce 5ème novillo était superbement présente. Comme était l' émotion de tous ceux qui, y succombant, n' ont laissé parler que leur coeur en demandant l' indulto. Et comme l'émotion est communicative, pour des gens assis côte à côte dans une arène, (et beaucoup plus que pour ceux assis devant une télé ou lisant un journal), la sauce monte et le coeur en vient à oublier la raison.

Alors cet indulto, "opérette" ou non ? Chacun tranchera selon son ressenti...s' il le peut. Pour ma part je me pose la question, mais c'est vrai que n' écouter que son coeur est parfois bien agréable....

Et de toutes les façons, quelle que soit son opinion sur l' indulto,  merci à la Peña Al Violin d'avoir programmé cette mémorable novillada, merci à Ricardo Gallardo et Paco Sanchez de l'envoi ses novillos et bien sûr merci à Juan Leal d'avoir su relever un tel défi

 

(nb: une remarque : il est un certain blogueur se taxant de contestataire contre tout ce qui régit  le monde d'aujourd' hui et qui paradoxalement rale si on n'applique pas le règlement à la lettre....bizarre.)