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Voilà, les vacances de corridapassion sont terminées....Si j'ai un peu suivi l'actualté de juillet, je me suis éloigné physiquement des événements taurins, mis à part la Feria de Céret. ET, avec du retard, mais donc du recuil, je vous livre quelques impressions, qui, j'en suis conscient, pourrons déplaire.

Ce n'était que la deuxième fois que je me rendais à Céret, la premère c'était pour l'encerrona de Robleño en 2012. Il ne s'agissait pas d' un ostracisme vis à vis de cette place encensée par beaucoup, mais simplement du au fait que tous les ans je privilégiais Pampelune, aux mêmes dates, dont j'étais physiquement plus proche.

Cette année, c'est de Céret que j'étais physiquement plus proche, en ce mois de juillet, et donc ce qui a décidé de mon choix.

Eh bien, je le dis tout net, je me suis ennuyé ferme -sur le plan tauromachique s'entend- à Céret. Je sais qu' il ne s'agissait pas forcément d' un grand cru, mais quand même : Si ce critère est trés subjectif et dépend de beaucoup de facteurs, une seule oreille - et encore sans doute de compensation - en 18 toros, ce n'est pas brillant.

Alors, oui certes les toros étaient de présentation impeccabl, digne de ce que l' on attend dans cette plaza. A Pampelune, ils le sont tout autant ! (Mis à part l'exception lamentable cette année des Garcigrande-Hernandes - j'en reparlerai). Le tercio de piques est sûrement beaucoup mieux respecté que dans l' immense majorité des arènes. A ce sujet, n'oublions cependant pas, que, et sur ce point précis,  par la dimension des arènes, un mise en suerte au centre des arènes de Céret n'est pas plus lointaine que le cercle intérieur des grandes pistes de Madrid, Séville.....ou Pampelune.

Mais ce cantonner à certains élevages dont la réputation, ou l'espérance, de corridas dures, ne donne pas de certitudes. Même si certains on pu trouver quelques qualités cachées à cet toros, les Dolores Aguirre, une nouvelle fois n'ont rien pu montrer que leur caracère extrémement mansos. Les Fraile étaient attendus, seuls 3 pouvaient allumer un peu le spectacle. Quant aux Adolfo, comme partout depuis un an, ils n'ont pas été à l'honneur d'une réputation passagère. J'aime les toros, les vrais, braves, mais on en voit autant ailleurs, certes mêlés au sein d' une feria mélangeant corridatoristes et toreristes....comme à Pampelune.

Enfin, concernant les toreros, ceux que l'on engage à Céret, face aux toros promis, sont la plupart du temps, incapables d'affronter le bétail proposé. Et si on peut se réjouir parfois de la volonté d' un Alberto Lamelas ou du courage de César Valencia, ils se montrent tous dans l'ensemble bien en dessous des rares possibilités proposées par le toro. Et que dire des cuadrillas, dont certaines sont en déroute, avec toutefois une mention à la valeur de Gabin Rehabi le dimanche matin.

Quant au public, que dire de ces vociférants qui hurlent des conseils aux toreros, où lancent des "de fronte", "izquierda" ou "pico". sont ils au moins capable de juget d'un pico avec un toro à 10m ? A Pampelune, la moitié de l'arène séme le vacarme, mais au moins ils ne font pas semblant d'être les gardiens du temple. Et à la demie rène de la sombra, on respecte.

Je crois, je suis persuadé, même si je dois me faire quelques ennemis, qu' il existe un certain snobisme d'être à Céret. On se doit d' y être, d' y être vu d'en parler doctement. Attitude encouragée un peu aussi par l'Adac qui veulent jouer les professeurs et donneurs de leçons es tauromachie incontournables. Beaucoup de ce public reconnaissent que Céret, ce n'est pas si exceptionnel, que ce n'est plus ce que cela a pu être. Mais il y vont. Espoir impossible ou...snobisme ayatollesque ?

Pour ma part, c'est décidé, l'an prochain, je retourne à Pampelune (peut-être pas pour El Juli, faut pas trop pousser quand même !)

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