La reseña de Paul Hermé sur torofiesta.com

Lot intéressant d’El Torero et oreille de poids pour Thomas Dufau…

2/5 d’arène, ciel couvert avec averse qui a retardé le paseo de cinq minutes. Six toros d’El Torero bien présentés et donnant du jeu la plupart, la palme allant au second qui a été crédité d’une vuelta posthume.

Une minute d’applaudissements pour Georges Audouy, « Dudule », qui a fait très longtemps partie de la cuadra Heyral. Une forte personnalité chez un monosabio aussi dévoué que sympathique, figura emblématique que l’on a vu à plusieurs reprises prendre dans cette arène, mais pas que, d’énormes risques  pour protéger des chevaux…

Thomas Joubert (saluts et silence) a débuté face à un adversaire qui démonta un estribo avant bon capoteo par véroniques puis un premier puyazo en tardant à se décoller du peto après poussée par à-coups, Thomas bronchant ensuite en se mettant à sa merci, l’affaire se concluant sans dégâts avant vuelta de campana. Second puyazo suivi d’un quite par chicuelinas de Dufau puis début de faena agréable et appliqué par redondos au centre, la suite s’égrenant sur un bon rythme, allant toutefois déclinant et manquant d’un poil de transmission jusqu’aux manoletinas, avec dans la foulée une demie suivie de deux coups de verdugo. Le quatrième provoqua un batacazo avant un second assaut bien contenu puis protesté, puis un troisième plus léger. Début de faena par derechazos dynamiques puis quelques naturelles qui n’ont pas suffi à faire monter la pression sur les étagères malgré quelques mouvements méritoires. ¾ puis échec avec le descabello.

Thomas Dufau (oreille et saluts) est d’abord tombé sur le toro de la tarde reçu par deux largas arrodilladas avant deux puyazos puis un bon quite varié d’Andy. Brindis à Renaud Ripart, le joueur le plus aficionado de la Ligue 1 qui sort un capote pour célébrer chaque but marqué pour le Nîmes Olympique ! Deux cambios au centre, donnant la distance en citant de plus de vingt mètres pour bien montrer les dispositions de son opposant, derechazos ajustés qui font démarrer l’orphéon précédant plusieurs tandas sur les deux rives mettant en exergue le potentiel de « Pargo », incontestablement le meilleur El Torero de l’envoi.

Final par dosantinas puis coup de canon libérant un trophée. Le quinto a mis les reins au cheval lors d’un tercio bien instrumenté en deux rencontres par Nicolas Bertoli. Brindis à l’assistance d’un tarsteo  bien démarré en donnant la distance, mais dont l’intensité eut quelque mal à décoller. Final rapproché par séquence inversée puis entière et pétition non suivie d’effet. Mais globalement, le Landais n’a pas perdu son temps en cette ouverture de feria…

Andy Younes (saluts et silence) se montra décidé au capote sur une réception par véroniques avant un batacazo au premier assaut, suivi d’un second plus mièvre. Brindis au ciel et début arrodillado avant plusieurs enchainements droitiers de bonne facture, l’Arlésien donnant aussi le change sur l’autre rive, face toutefois à un adversaire qui baissait de rythme et de tonus. Entière. Avec l’ultime, un castaño qui sortit en trombe, Andy ne put réussir le desquite, sa faena s’avérant un peu longue malgré plusieurs séquences bien menées, mais après pas loin de trois heures passées dans l’humidité dans un décor plombé, les gens ont eu visiblement du mal à adhérer, preuve en est la célérité avec laquelle ils ont quitté le cirque dès le coup de sifflet final… ou plutôt le coup d’épée !