DORIAN

Voilà, ça y est, le grand jour arrive, tu vas devenir samedi matador de toros !

Cela fait une dizaine d’années que l’on se connait. Tu venais de découvrir ta vocation en ayant assisté à une corrida de Miura à Béziers. Jusqu’alors, c’était le handball pour lequel tu semblais pencher.

Drôle de vocation pour quelqu’un du village béarnais d’Asson, après une naissance paloise. Certes dans le Béarn on pratique corrida ou novillada à Orthez, Garlin ou Arzacq. Mais un matador d’un village béarnais, cela pouvait paraître insolite !

C’est ainsi que pour la première fois nous nous sommes rencontré au club taurin Joseph Peyré de Pau, où tu venais voir des corridas télévisées.

Tu t’es inscrit à l’école taurine Adour Aficion auprès du maestro Richard Milian. Dés le début, tu as montré des qualités exceptionnelles avec les conseils du maestro. De plus tu as eu la chance d’être soutenu dans ce choix difficile par ton père Marc, un soutien pas toujours évident pour ceux qui choisissent cette voie.

Ensuite tu as participé à beaucoup de capeas lors des démonstrations d’Adour Aficion lors des différentes matinées de ferias taurines du Sud-Ouest. Et toujours, le public averti de ces capeas remarquait tes dons, ton sens de la lidia, tes qualités artistiques, exceptionnelles chez un apprenti torero de ton age. Certains se posait même la question de débuts mexicains, où l’on peut tuer plus jeune des erales sans la barrière légale française.

Mais dés que tu as pu franchir cette barrière, tu as éclaboussé de ton talent les novilladas non piquées, toujours assisté par Richard Milian et ton père. C’était un plaisir de te voir toréer ainsi.

Ensuite l’étape des novilladas piquées , malgré un problème de santé où tu as pu douter, novilladas où tu as accumulé les trophées. Une étape rapide qui te mène à cette alternative.

Mais jamais dans tout ce parcours tu n’as oublié ceux, dont je fais partie avec plaisir, qui te connaissait et t’ont toujours suivi. Tu as su, dans ton costume de lumière, rester le Dorian simple que nous aimons.

Alors maintenant, tu vas rentrer dans la cour des grands, devant tous tes amis du club taurin de Pau et tous ceux d’Asson, une cour des grands où je suis sûr, tu te feras une belle place au soleil de tes futures plazas.

Alors, pour terminer, que dire de plus que le traditionnel « SUERTE TORERO, SUERTE DORIAN »

 

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