¾ d’arène pour cette corrida de Mimizan déroulée sous le soleil, avec cependant quelques nuages de chaleur. Il faut dire que si près de la plage, la concurrence est rude !

Les toros étaient de Maria Loretto Charro Santos y compris le 3eme bis pour un problème de pattes du titulaire) , des toros habitués ici. Un lot qui alla à mas dans ses qualités, même si parfois ils pouvaient donner des signes de faiblesse (le 1 surtout). Ils allèrent à la pique sans rechigner, mais le tercio aurait pu être mieux accepté avec des piqueros plus orthodoxes. De la noblesse, du piquant aussi (le 6 insatiable, petite pétition de vuelta)

Manuel Escribano n’eut pas beaucoup d’options avec le 1er, forcément puisque le lot allant a mas, Lapalisse aurait lui-même conclu que ce n’était pas le meilleur toro ! Et donc les efforts qui s’adressaient plus au public qu’au bestiau furent vains. Entière et descabello. Salut

Manuel sembla plein de bonnes intentions à son second, et il eut raison : Larga de rodillas dés l’entame à la cape, 4 paires de banderilles (avec autorisation présidentielle) pour en planter une dernière al quiebro-violin. Beau succès, et un brindis au public pour continuer. La faena est complète à droite et à gauche, mais reste profilée. Elle se terminera même par un genou en terre. Une estocade d’effet rapide fait tomber les 2 oreilles

Alvaro Lorenzo dera une faena entièrement à gauche, la droite ne semblant pas être la corne de service aisé sur le toro. Une faena terne où Alvaro ne sembla pas beaucoup plus motivé que le toro.

Changement complet de décor à son second, brindé au public. Le toro partait de loin pour s’enrouler dans les derechazos de la muleta et cette faena fût cette fois sur les 2 cornes. La muleta est basse, le torero se croise . Al Violin joue le concerto d’Ajanruez (une pensée au passage pour Luque !)On aura eu droit à une série de naturelles de pescao, où la muleta se déploie au dernier moment. Le toro se réfugie aux planches, où l’estocade ne sera pas évidente, et pourtant Alvaro fait avec. Oreille

Alejandro Marcos ne torée pas beaucoup, 5 ou 6 fois depuis son alternative, une seule fois cette années avant Mimizan. Et pourtant il a du potentiel, on l’a vu à la cape avec son premier, brindé à Bixente Serrano qui l’aide avec l’association AAJT, et des moments de classe à la muleta. Malheureusement, après une épée, une bonne douzaine de descabellos ruineront les espoirs.S ilence

Son second était le plus encasté. On craignait le manque d’expérience, mais le torero parvient à le canaliser pour tirer de belles séries., malgré quelques coups de tête assassins. La faena est finalement liée. Alejandro montre son poder. Une entière d’effet rapide et oreille.

Escribano finira donc a hombros, Colgate resplendissant sur les dents.
Une belle après-midi qui a bien fini. Et encore une fois, on répète que les absents ont eu tort le le Cub de Mimizan raison de persévérer